DES METIERS DE LONGUE TRADITION DANS LE BAS-RHIN
Les métiers de la bijouterie et de l’horlogerie sont très anciens à Strasbourg puisque en 1349 déjà, existait une corporation des orfèvres et peintres qui avait à l’époque non seulement un rôle professionnel mais également un rôle militaire. A la fin du XVème siècle, les orfèvres ont été rassemblés dans la tribu de l’échasse (zuntf zur Steltz) qui constituait une des plus nobles corporations artisanales de la Ville de Strasbourg. La corporation de l’échasse se distingua par la suite par la qualité de son orfèvrerie. L’orfèvrerie strasbourgeoise sut se hausser à un niveau jamais atteint jusqu’alors dont témoignèrent encore ses produits de formes et de goûts parfaits illustrés au XVIIIème siècle par les noms d’Alberti, d’Imelin, de Kirchstein et d’autres dépassant largement les frontières des territoires de la Ville.
L’horlogerie strasbourgeoise était elle aussi très développée dès le XIVème siècle. En sont témoins les différentes horloges astronomiques de la cathédrale de Strasbourg. Une première horloge avait été construite entre 1352 et 1354, mais elle a dû cesser de fonctionner au début du XVIe siècle.
En deux phases, entre 1547 et 1574, une seconde horloge a été construite par les mathématiciens Christian Herlin et Conrad Dasypodius, les frères horlogers Habrecht et le peintre Tobias Stimmer. Cette horloge cessa de fonctionner peu avant la Révolution française et resta dans cet état jusqu’en 1838.
De 1838 à 1843, l’horloge fut transformée par Jean-Baptiste Schwilgué (1776-1856), un Alsacien autodidacte qui après avoir été apprenti horloger, devint professeur de mathématiques, vérificateur des poids et mesures, et enfin entrepreneur. C’est cette horloge que l’on peut encore admirer à ce jour.
La révolution française fit disparaître cet édifice institutionnel plusieurs fois séculaire et ce n’est que sous l’empire de la loi allemande du 26 juillet 1900 plus connue sous le nom de « Code local des professions » que le mouvement corporatif pu se reconstituer. C’est ainsi qu’en octobre 1936, les professionnels de la bijouterie horlogerie joaillerie orfèvrerie se sont regroupés en une corporation obligatoire départementale.
Les sertisseurs ont rejoint la Corporation dans les années 1960.

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